POUR AIDER LA CORED DANS SA MISSION DE RECONQUETE DÉMOCRATIQUE EN GUINÉE ÉQUATORIALE FAITES UN DON
POUR AIDER LA CORED DANS SA MISSION DE RECONQUETE DÉMOCRATIQUE EN GUINÉE ÉQUATORIALE FAITES UN DON
INFOS CORED
INFOSCORED

https://transparency-france.org/project/biens-mal-acquis-etape-decisive-de-franchie/

Biens mal acquis : une étape décisive de franchie

C’est désormais une certitude, la France va accueillir le premier procès d’un cas emblématique de la lutte contre la corruption et le népotisme, presque dix ans après les premiers dépôts de plaintes.

L’accusé dans cette affaire, Teodoro Obiang, est le fils du Président de Guinée Equatoriale, depuis longtemps installé au pouvoir.

Il est accusé d’avoir détourné une somme estimée à environ 200 millions d’euros de fonds publics* (225 millions de dollars), à des fins privées. Les images de ses voitures de luxe saisies aux abords de son hôtel particulier parisien demeurent le symbole le plus fort du décalage entre les conditions de vie de la population de Guinée Equatoriale et celles de celui que son père a récemment nommé vice-président.

Dans cette enquête, la plainte est portée par la société civile, dont la détermination a permis  de mettre en action la justice française.

Cette affaire, c’est le fameux dossier des “biens mal acquis”.

En 2007, l’association Sherpa, qui protège et défend des populations victimes de crimes économiques, déposa plainte contre trois hommes politiques africains et des membres de leur entourage accusés d’avoir siphonné les caisses des états. La plainte de Sherpa prenait appui sur un rapport du CCFD Terre Solidaire, une autre ONG française de solidarité internationale. Un an plus tard Transparency France rejoignit Sherpa en se constituant partie civile.

Nous avions conscience, dès le départ, de nous engager sur un long chemin.

Initialement, les plaintes furent déposées à l’encontre des présidents Teodoro Obiang, Denis Sassou-Nguesso, président de la République du Congo et Omar Bongo, président du Gabon. Les accusations : détournement d’argent public pour un usage privé. Les enquêtes sont toujours en cours en ce qui concerne le Gabon et la République du Congo.

Nous disposions d’éléments de preuve et nous étions soutenus par Grégory Ngbwa Mintsa, citoyen gabonais et figure de la lutte anti-corruption.
La volonté de Grégory était de démontrer comment les populations souffraient de la dilapidation de l’argent public par des dirigeants corrompus.

Gregory Ngbwa Mintsa
Gregory Ngbwa Mintsa

Grégory fut nominé par Transparency International pour le prix de l’intégrité 2010. Hasard du calendrier, il reçut cette distinction le lendemain même de la décision par laquelle la Cour de Cassation nous autorisa à poursuivre notre action en justice. 

Ce fut une décision historique qui ouvra la voie aux nombreux dépôts de plainte déposés depuis en France par les associations anti-corruption. En 2013, la loi française fut même modifiée pour consacrer cette évolution.

Décédé en 2014, Grégory avait osé mettre en cause la légalité des achats de luxe de l’ancien président Omar Bongo alors qu’un tiers de la population gabonaise vit en dessous du seuil de pauvreté. Il ne cessa jamais de prendre la parole. Malgré le harcèlement dont il fut victime, il ne s’est jamais tu.

Dans le dossier équato-guinéen, Obiang déposa tous les recours possibles pour tenter de freiner la procédure française tandis que nous nous battions pour que les enquêtes en cours progressent. Notre président Daniel Lebègue, fut même l’objet de poursuites en diffamation dont il sortit vainqueur.

Le 5 septembre 2016, trois juges français ont finalement décidé du renvoi de Obiang devant le tribunal correctionnel.

William Bourdon et l'affaire des biens mal acquis
William Bourdon

 

Le cas Obiang représente près d’une décennie de lutte contre l’impunité et la grande corruption menée grâce au soutien et au talent de notre avocat, Maître William Bourdon, président de l’association Sherpa, sans qui ce dossier n’aurait jamais vu le jour et connu de tels développements. Nous attendons désormais avec impatience la tenue de ce premier procès.

 

 

 

 

*source : article du Monde, du 27/05/2016

_____________________________________________________________________________________________

DÉCLARATION INSTITUTIONNELLE SUITE  A LA SITUATION DE CRISE POLITIQUE AU GABON.

 

LA COALITION CORED DEMANDE LA CESSATION IMMÉDIATE DE L'AGRESSION MILITAIRE DES FORCES ARMÉES ET DES MERCENAIRES SOUS LES ORDRES D'ALI BONGO QUI S'OPPOSENT À LA POPULATION GABONAISE IMPUISSANTE.
 
Avant cet événement, nous avons récemment vécu en République voisine et sœur du Gabon des phénomènes identiques consistant à manipuler les chiffres électoraux avec des nombres de votants supérieur au nombre d'inscrits.
 
Or, après les élections présidentielles Gabonaises tenues le 27 Août, dans le contexte de l'oppression d'une dictature qui dure depuis des décennies, nous avons assisté à une offensive militaire des forces armées du Gabon non seulement terrestres mais aussi aériennes dirigées contre les civils, sans défense et sans arme,
 
Les dirigeants dont les noms sortis des urnes par un tour de passe passe électorale avec pour certains une violation de la constitution, ont mis au point une nouvelle méthode pour déstabiliser la région de l'Afrique centrale comme on a pu le voir récemment en République du Congo, et en République de Guinée équatoriale.
 
Cette méthode de gouvernance électorale est à l'origine des milliers de morts et de blessés parmi la population, dont beaucoup d'enfants et ce en violation du droit international et de la la Charte de la démocratie de l'Union africaine, crimes commis en oubliant complètement, la situation de crise permanente et de misère que ces régimes ont imposé au peuple, et ce, malgré l'important potentiel économique procuré par les ressources du sous-sol qui existent et dont le peuple ne profite pas.
 
Devant cette situation qui perdure et qui n'est qu'un éternel recommencement de ce que nous dénonçons quotidiennement, la Coalition CORED,est amenée à faire la déclaration suivante:
 
1. Nous condamnons l'action militaire, injustifiable et inhumaine mise en place par le président Ali Bongo Ondimba pour se maintenir au pouvoir en s'attaquant à des personnes sans défense, faits aggravés par l'enlèvement de plus de 1000 personnalités civiles qui sont en ce moment même maltraitées et dont nous exigeons la libération immédiatement ainsi que de tous ceux qui ont été enlevés. Le prétexte grossier mis en avant par le gouvernement étant inacceptable.
 
2. Nous exhortons le gouvernement Français, en tant qu'ancienne puissance coloniale, qui mantien une base militaire dans le pays, ainsi que les institutions politiques de l'Union européenne et de l'ONU, pour obtenir une intervention décisive et urgente pour stopper l'action criminelle d' Ali Bongo et de ses mercenaires afin de mettre en place d'urgence, un plan de sauvetage et d'aide humanitaire aux familles, sachant qu'à l'heure ou ce communiqué est écrit, 539 décès, et plus de 2.000 blessés ont été déjà recensés.
 
3. Nous critiquons profondément la passivité dont ont fait preuve jusqu'à présent, les institutions politiques africaines, à savoir la l'Union africaine et la CEMAC, qui ont permis par leur silence la continuité des dictateurs et de leurs familles, ce qui a permis l'extermination des populations et plus particulièrement des opposants démocratiques aux régimes, comme ce fut le cas à l'occasion des élections :
 
a) en Guinée équatoriale, avec l'agression contre le siège des citoyens des partis politiques pour l'innovation, ce qui provoqua des fusillades, des décès et des amputations.
 
b) en Republique du Congo, lors de l'assaut du BOCOCO ou le vainqueur des récentes élections au Congo est maintenant en prison.
 
c) au Gabon, cela a continué avec d'Ali Bongo massacrant des populations sans défense, ainsi que cela vient de nous être démontré.
 
En raison de la gravité des faits qui précèdent, il est rappelé ici que tous les Etats membres de l'UA ont l'obligation de protéger les civils contre les nombreuses violations du droit international humanitaire qui se déroulent sous nos yeux devant témoins.
 
3. Ce nouvel épisode particulièrement meurtrier des conflits post électoraux au Gabon montre que la démocratie et l'alternance, n'existent pas encore dans les systèmes politiques de nos pays.
 
Il y a donc pour les Organisations internationales, la nécessité urgente de résoudre définitivement ce problème, avec la mise en œuvre de toutes les résolutions des Nations Unies concernant le respect des règles électorales et de la Constitution par les dirigeants africains, et qui sont détournées sciemment par eux pour pouvoir rester au pouvoir à vie .
 
Cette tâche est à engager sans délai dans le cadre de l'ONU et de ses principaux acteurs, avec la coopération des pays de la région et des grandes puissances mondiales.
 
Le droit des peuples de l'Afrique centrale de choisir librement leurs dirigeants, est un sujet non aliénable, et en aucun cas négociable.
 
Nous appelons les gouvernements et les Institutions Internationales à adopter les mesures nécessaires pour obtenir que le droit fondamental attaché au respect des droits de l'homme soit respecté en Afrique centrale. Seul cet objectif, s'il est atteint permettra de résoudre les causes de nombreux conflits, ce qui inéluctablement mettra un terme aux dictatures qui perdurent en afrique.
 
Par conséquent, nous appelons les citoyens de GUINÉE ÉQUATORIALE, du GABON, du CAMEROUN et du CONGO à se rassembler pour commencer un combat de fraternité unique, comme l'ont fait les peuples des pays Arabes ou les musulmans.
 
Le sang versé sous le joug de ces dictatures sont loin de ces lignes fictives et imaginaires que sont les frontières tracées par la France, l'Espagne et le Portugal.
 
Pour notre terre, les frontières des peuples opprimés n'existent plus, nous sommes tous frères et nous devons comprendre que ce soit dans les villes ou dans les villages, dans les jungles de l'Afrique équatoriale, toutes et tous sont nos frères et soeurs quand nous nous battons, comme ce fut le cas à Brazzaville pour exiger la liberté. Ici ou ailleurs, c'est un combat qui nous concerne tous.
 
Quand nos frères tombent sous le feu d'Ali Bongo Ondimba à Oyem Bitam, Lambaréné, Libreville, ou d'autres sous celui d'Obiang Nguema Mbasogo, les autres frères de Mongomo, Ebebiyin, Malabo, Bata doivent aussi y adhérer.
 
A partir d'aujourd'hui, la participation à toutes les manifestations et événements publics qui seront organisées ont pour but de livrer les gouvernants assassins et les voleurs et violeurs de constitution, qu'il s'agisse d'Obiang Nguema Mbasogo, d'Odimba Ali Bongo, de Sassou Nguesso Denis, qui ont ruiné nos peuples et fait couler le sang des innocents pour se maintenir coûte que coûte au pouvoir, au mépris des règles de la démocratie qu'ils ont remplacé par leur dictature.
 
La fin de nos dictatures terrestres doit s'achever pour tous, en mémoire de ceux dont le sang a été versé pour la démocratie, le combat contre la dictature ne fait que commencer et nous appelons l'aide internationale pour nous aider dans ce combat qui commence dès aujourd'hui, en mémoire de nos frères Gabonais et de tous ceux qui sont tombés au champ d'honneur contre la dictature.
.
 
Paris, le 4 Septembre, 2016
LE COMITÉ EXÉCUTIF NATIONAL.
___________________________________________________________________________________________________________

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES OPPOSANTS EQUATO GUINÉENS EN EXIL (CORED)

POUR LA JOURNÉE DE DEUIL NATIONAL DU 3 AOUT 1979 QUI COMMÉMORE LES 310 ASSASSINATS DONT DEUX HOMMES D'EGLISE COMMIS PAR LE RÉGIME EQUATO GUINÉEN

 

Le pouvoir en place en guinée équatoriale est illégitime.

Le Président OBIANG NGUEMA MBASOGO dont l’élection est contestée par l’opposition, en raison du fait qu’il a violé la Constitution en se présentant au delà de deux mandats, et que certains bureaux de vote comportaient plus de votants que d’inscrits, a fêté ce 3 août son accession au pouvoir qui s’est effectuée le 3 août 1979 par l’exécution de son oncle par des militaires marocains, les soldats équato-guinéens ayant refusé après un simulacre de jugement de faire partie d’un peloton d’exécution.

Pour le dictateur et son régime en guinée équatoriale, c'est un jour férié et de festivité et pour la population et l'opposition en général, nous considérons cette journée comme jour de deuil national, raison pour laquelle notre devoir de mémoire se porte sur la liste des 310 personnes assassinées auquel s'ajoute pendant les 37 ans d'oppression fait d' injustice, de tortures, de séquestrations, de détentions arbitraires, d' exécutions, d'assassinats sélectifs portant le nom de génocide, le tout dans la corruption au plus haut sommet de l'état, etc. pour se maintenir au pouvoir.
 

De plus, le président OBIANG, comme Daesh a fait assassiner des hommes d'église pour conquérir le pouvoir.

En FRANCE l'assassinat d'un prêtre qui vient d'être commis a entrainé une indignation internationale.

Nos démocraties ne peuvent pas tolérer que l'on assassine des hommes d'église.

 

Pourtant des assassinats d'hommes d'église ont été commis en guinée équatoriale...

 

Souvenons nous de cette date du 3 août qui commémore l'assassinat de l'oncle d'OBIANG NGUEMA MBASO qu'il a fait exécuter pour prendre le pouvoir, comme il l'a fait pour :

 

- le Père JORGE BITA CAECO, prêtre catholique assassiné en mai 2011, 
figurant sur la liste des 310 personnes assassinées pour permettre au régime d'OBIANG de se maintenir au pouvoir et qui figure dans la liste sous le numéro 187,

 

- le Révérend Père LEON MBA NKOGO, évêque de la paroisse ENRIQUE NVO à BATA, 
figurant sur la liste des 310 personnes assassinées pour permettre au régime d'OBIANG de se maintenir au pouvoir et qui figure dans la liste sous le numéro 198.

 

Le crime de ces hommes d'église était d'avoir tenu des discours dans leur église, lors de la messe du dimanche incitant les paroissiens et le peuple à prendre conscience de ce qui se passait en guinée équatoriale, pays dans lequel la corruption d'OBIANG, de sa famille et de son clan est arrivée à un point insupportable.

 

Les discours de ces prêtres dans leur église ont été interprétés par le dictateur OBIANG, comme une menace pour lui barrer la route et lui permettre de rester éternellement au pouvoir avec sa famille et son clan.

OBIANG a préféré faire exécuter ces hommes d’église qui lui faisaient de l'ombre et réveillait en lui la peur de ne pas être réélu par la dénonciation de la corruption qui entrainait la misère du peuple pendant qu'il s'enrichissait avec sa famille et son clan.

 

Comme Daesh OBIANG est un assassin qui a fait exécuter des hommes d'église pour se maintenir au pouvoir et les cadeaux qu'il essaie de faire aujourd'hui aux membres de l'église ont pour seul but d'étouffer le scandale que constitue l'assassinat d'hommes d'église et dont OBIANG devra rendre compte devant la justice des hommes, mais aussi devant celle de Dieu

 

Seule une véritable alternative démocratique rassemblant l’ensemble des partis politiques y compris les opposants en exil pourra ramener la paix sociale et la répartition des richesses avec une véritable politique sanitaire et d’habitat social au profit de la population et non pas de ceux qui sont au pouvoir.

Les représentants de la CORED se tiennent à la disposition des medias pour leur exposer leur démarche.

 

Les sites internet de la CORED :

www.cored.website

www.cored.tv

www.cored.fr

www.cored.info

correspondance : tvcored@gmail.com